Femme de personne,
Sexe, genres et pouvoirs en Iroquoisie ancienne
En 1724, le jésuite Joseph-François Lafitau écrivait que les sociétés iroquoiennes constituaient un empire des femmes. À sa suite, ethnologues et archéologues auront vu dans l’Iroquoisie une sorte de paradis perdu pour les femmes, un univers culturel où régnait la mère, bénéfique et redoutable. Roland Viau vient remettre en question cette idée reçue. Après avoir recensé l’abondante littérature consacrée à la femme iroquoienne et en avoir fait le bilan critique, il propose une ethnographie historique de la vie quotidienne en Iroquoisie au temps de la colonisation européenne (1600-1850). Il se penche ensuite sur les rapports sociaux de sexe par le biais de thématiques aussi variées que la sexualité, les interdits relatifs aux menstrues et à la grossesse, les lois régissant la formation des couples, l’éducation des enfants, la fréquence du suicide chez les femmes, la mort et la guerre. « Portrait sensible et rigoureux d’une civilisation solidaire et égalitaire […], le bel essai de Roland Viau dépayse, tout en distillant un charme qui enchantera les esprits avides de délices anciennes. » Selon Louis Cornellier du Devoir
*** rappelons-nous…. « DÉLICES ANCIENNES » amour, délice, et orgue sont…masculin au singulier…. Et féminin au pluriel !
SON AUTEUR
Roland Viau a occupé le poste de chercheur consultant au centre de recherche Urbanisation culture société de l’INRS durant 18 ans et a été professeur au Département d’anthropologie et à la Faculté de l’éducation permanente de l’Université de Montréal pendant 28 ans.
Ce livre a été publié en 2005 aux édition Boréal : Collection Boréal Compact.
Mes impressions :
Le choc culturel, le gouffre entre les européens et les autochtones est ici démontré de façon évidente. J’ai parfois osé qualifier les femmes en Iroquoisie de « femmes libres ». Que de différence entre elle et une « fille du Roy » dans le mariage. Quelles différences de gouvernance !!!
Leurs vies ne sont ni plus faciles ni plus difficiles, Elles sont différentes. Différents, les pouvoirs dans leur vie, de même que dans la communauté.
Bref de quoi réfléchir.
Guyane Bellavance (232)